Humair

 

Michel HUMAIR

 



HOMMAGE À
Michel HUMAIR
(1926 - 2019)

Michel était, est mon ami. Cette amitié tient, non seulement à la sympathie qu’il m’inspirait mais aussi à ses oeuvres avec lesquelles je me trouve en affinité et qui me procurent la même joie que chacun peut ressentir devant un tableau, à l’écoute ou à la lecture d’une oeuvre qui lui parle. Ce peuvent être, une note, une image, un accord de tons.
Il nous est arrivé de partager des étés en Espagne avec nos amis Louis Nallard et Maria Manton. Tandis que je faisais de la plongée, Michel pêchait à la ligne. Si j’évoque ce souvenir, c’est parce que les voyages, à Venise, en Espagne, en Russie, en Egypte, ont nourris son oeuvre, comme les bords de Loire où il aimait séjourner, comme la pêche à la truite que ce gamin jurassien, pratiquait dès l’enfance. Le bouillonnement des torrents, semblable à son caractère passionné et à son physique, l’éclair du poisson arraché à l’eau, se retrouvent dans ses premières toiles, comme par la suite la lumière d’Orient ou les brumes de la Neva.
Les sables de la Loire, les ardoises de Touraine, les buvards roses de son adolescence l’inspiraient. Il s’identifiait aux paysages, à un être, à un vol d’oies cendrées qui se retrouvaient capturées dans ses tableaux.
Il s‘agit d’une oeuvre de feu, ardente, passionnée, mais aussi pudique, où sous les flammes des couleurs se cachent des silences et une violente sensibilité.
Dans sa vie, Michel se montrait d’une rigueur mais aussi d’une générosité qui se retrouvent dans ses compositions.
Il n’est pas facile de parler de l’oeuvre d’un peintre, celle-ci se regarde mais ne se raconte pas. Regardez les toiles de Michel, vous le verrez apparaître dans toute sa vigueur, sa fougue, sa vie. L’authenticité s’impose et ne se discute pas. Michel aura été un grand témoin de son temps.
Nous ne l’oublierons pas.

Youri

Repères bibliographiques
Né le 23 avril 1926 dans le jura suisse.
Enfance et adolescence en Suisse.
Études de dessinateur en publicité à Lausanne.
1947 : s’installe à Paris, fréquente l’école des Beaux Arts et l’Académie de La Grande Chaumière..
1948 : première exposition à Paris, Galerie Barreiro, rue de Seine.
Vit et travaille successivement à Paris, à Aubervilliers puis en Bourgogne.
Investit avec passion la Touraine et la Loire.


Lumière d'été, non daté, acrylique sur toile, 195 x 130 cm