PIRROTTA Daniel

Peinture
Né(e) en :1962
Nationalité :France
27, rue de Saint-Genès
33000 Bordeaux
Tél. 05 24 61 77 79
GSM : 06 63 38 10 34
daniel.pirrotta@noos.fr
http://www.danielpirrotta.com

La jubilation - 2014 - Huile sur toile 100x81

Daniel Pirrotta, Artiste peintre
Démarche artistique : Ma démarche s’inscrit dans une vérité aujourd’hui mise à mal : la peinture n’est pas morte, et continue bel et bien d’exister. « Tout a été dit » selon certains, à qui l’on peut toutefois rétorquer sans se tromper que « tout est encore à explorer »... La peinture est, il me semble, davantage un art de la profondeur que de la latéralité : l’erreur est de croire que faute de nouvelles surfaces à défricher (ce qui reste déjà à démontrer) tout aurait été dit. Car en peinture défricher, c’est aussi et surtout forer. Tous les peintres exploitent en effet une ou plusieurs veines ouvertes par des prédécesseurs illustres ou moins connus. Les nouveaux territoires de la peinture ne sont donc pas seulement à rechercher en surface mais aussi et surtout sous « terre ». Souterrains, ils sont invisibles donc inconnus de tous, surtout de ceux qui prétendent que la peinture est morte et qui, ce disant, démontrent sans honte qu’ils ne la connaissent pas ou très mal. Car bien au contraire de ce qu’ils claironnent, les territoires secrets de la peinture sont infinis, variés et profonds, autant que sont infinis, variés et profonds la sensibilité des hommes et leur désir d’investigation esthétique. Paradoxalement ces territoires sont également méconnus des artistes eux-mêmes, et pour cause : les découvrir et les mettre au grand jour pour les donner à découvrir aux autres est précisément l’objectif de leur vie de recherche plastique. Les grands artistes ne sont donc pas ceux qui ajoutent au grand territoire de la peinture une parcelle certes vierge mais que tous peuvent avoir déjà aperçue ou approchée, mais ceux qui vont chercher un sens nouveau caché dans les entrailles du monde esthétique. Ce sens n’émerge réellement que lorsque l’âme profonde de l’artiste et l’essence infuse de ses savoirs entrent en dialogue et travaillent ensemble, en symbiose. C’est un état très difficile à identifier dans les jeunes années, tant à l’atelier, le « faire » tend à vouloir prendre le dessus sur le « sentir ». Mais une fois ressenti, cet état devient inoubliable, et les œuvres qui en sont issues ont une vibration particulière qui nous touche, touche les autres, et on sait qu’elles sont bonnes. On comprend alors que l’enjeu suprême devient de le reproduire à l’envi. Seulement voilà le mystère de la création : cette symbiose est complexe à reproduire et à stabiliser pour le créateur, il lui faut des conditions personnelles particulières pas toujours aisées à réunir. Il lui faut alors s’efforcer à les recréer avec beaucoup d’humilité, de cœur, de persévérance et d’énergie. Et ne pas lâcher quand il les tient, car le plus souvent, malgré tous les efforts, cela ne marche pas. C’est dans ce perpétuel combat que réside la vie propre de la peinture. C’est pourquoi la peinture, est bel et bien vivante, comme ceux qui la font, la défont et la refont sans se lasser depuis des siècles ! Elle reste un langage humain universel et un cheminement philosophique, et, à travers l’œuvre construite patiemment, une façon unique pour l’individu - artiste d’être en prise avec les palpitations de son temps. C’est dans cet esprit que je conçois et mène ma vie de peintre.
Mes peintures : Dans mes peintures je diffuse le flux d’énergie vitale qui me traverse, je jette un monde désorganisé et en mouvement qui se suffit à lui-même. Il semble saturé, au bord de la rupture, mais il survit à son propre chaos en engendrant un mystérieux équilibre. C’est un monde inspiré par la nature, sa vie organique secrète, ses cycles, ses éléments, ses phénomènes. C’est aussi une empreinte de la vie contemporaine avec ses excès, ses confrontations, ses paradoxes, ses réseaux, et son parti pris pour la vitesse et l’instantanéité. Je ne recherche ni le beau ni l’achevé qui annihile toute émotion esthétique, mais plutôt à provoquer des accidents magnifiques. Je travaille dénué de certitudes plastiques car elles avilissent le sens de l’improvisation et finissent invariablement par ôter tout mystère à l’oeuvre : je préfère l’improbable.



PEINDRE L’ENERGIE DU MONDE

DEMARCHE PICTURALE
« Le thème central de mon travail reste mon interrogation de la peinture en tant que moyen d’expression, direct, simple, et universel de l’homme : le tableau est un théâtre plan où les formes, les couleurs et les lignes jouent et se confrontent pour faire advenir un équilibre précaire, une tension vivable au sein de forces contraires et d’éléments dissemblables. Le mystère de cet équilibre brut, avec sa lumière intérieure, demeure mon seul sujet véritable.
Dans notre époque tentée par la standardisation, je veux montrer que les dissemblables peuvent toujours s’allier pour former un accord, certes fragile, mais réel. Il suffit de le vouloir et de le chercher. Je ne recherche ni le beau ni l’achevé, qui annihilent toute émotion esthétique, mais plutôt à provoquer des accidents qui véhiculent leur propre émotion.
Je travaille avec peu de certitudes plastiques : elles peuvent pervertir le sens de l’improvisation et ôter tout mystère à l’oeuvre. Je leur préfère l’improbable. »« Je m’inscris dans une vérité aujourd’hui mise à mal : la peinture n’est pas morte, et continue bel et bien d’exister. « Tout a été dit » selon certains, à qui l’on peut toutefois rétorquer sans trop se tromper que « beaucoup reste à explorer »...La peinture est, il me semble, davantage un art de la profondeur que de la latéralité : l’erreur est de croire que, faute de nouvelles surfaces à défricher (ce qui reste déjà à démontrer), tout aurait été dit ! Parce ce qu’en peinture, défricher c’est aussi et surtout explorer en profondeur. Tous les peintres exploitent en effet une ou plusieurs veines ouvertes par des prédécesseurs illustres ou moins connus. Les nouveaux territoires de la peinture ne sont donc pas seulement à rechercher en surface mais aussi et surtout en profondeur. Souterrains, ils sont invisibles donc inconnus de tous, premièrement de ceux qui prétendent que la peinture est morte et qui, ce disant, démontrent sans honte qu’ils ne la connaissent pas ou très mal. Bien au contraire de ce qu’ils claironnent en effet, les territoires secrets de la peinture sont en réalité infinis, variés et profonds, autant que sont infinis, variés et profonds la sensibilité des hommes et leur désir d’investigation esthétique. »« Ces territoires sont également inconnus des artistes, mais eux en pressentent intuitivement l’existence : les découvrir et les mettre au grand jour pour les offrir au regard des autres est précisément l’objectif de leur vie de recherche plastique. Contrairement aux idées reçues, les grands artistes ne sont donc pas seulement ceux qui ajoutent au grand territoire de la peinture une nouvelle parcelle vierge (que d’autres avant eux ont pu d’ailleurs approcher en choisissant de ne pas s’y attarder), mais aussi ceux qui parviennent à trouver un sens nouveau et personnel caché dans les entrailles du monde esthétique, alors qu’en surface la parcelle pouvait paraître totalement balisée. Ce sens n’émerge réellement que lorsque l’âme profonde de l’artiste, son éveil au monde qui l’entoure, et l’essence infuse de ses savoirs entrent en dialogue et travaillent ensemble, en symbiose. C’est un état très difficile à identifier dans les jeunes années tant, à l’atelier, le « faire » tendrait à prendre le dessus sur le « sentir ». Mais une fois ressenti, cet état de grâce devient inoubliable et les oeuvres qui en sont issues ont une vibration particulière qui nous touche, touche les autres, et l’on sait qu’elles sont bonnes. On comprend alors que l’enjeu suprême devient de le reproduire à l’envi. Seulement voilà le mystère de la création : cette symbiose est complexe à reproduire et à stabiliser pour le créateur, il lui faut des conditions personnelles particulières difficiles à réunir. Cela ne fonctionne absolument pas à la demande ! Il lui faut alors s’efforcer de les recréer avec beaucoup d’humilité, de cœur, de persévérance et d’énergie, et ne pas lâcher quand par bonheur il les tient, car assez souvent, malgré tous les efforts consentis, cela ne marche pas. »« C’est dans ce perpétuel combat que réside la vie propre de la peinture. Il justifie et explique à lui seul que la peinture soit belle et bien vivante, comme ceux qui la font, la défont et la refont sans se lasser depuis des siècles ! Elle reste un langage humain universel et même une forme de cheminement philosophique et, à travers l’œuvre construite patiemment, une manière unique pour l’individu - artiste d’être en prise avec les palpitations de son temps. C’est dans cet esprit que je conçois et mène ma vie de peintre. Dans mes peintures je cherche à diffuser le flux d’énergie vitale qui me traverse. Je jette un monde désorganisé et en mouvement qui se suffit à lui-même. Il semble parfois saturé, au bord de la rupture, mais il survit à son propre chaos en engendrant un mystérieux équilibre. C’est un monde inspiré par la nature, sa vie organique secrète, ses cycles, ses éléments, ses phénomènes. C’est aussi une empreinte de la vie contemporaine avec ses excès, ses confrontations, ses paradoxes, et son parti pris pour la vitesse et l’instantanéité. Cette vie moderne où la liberté se raréfie, marquée par des règles pressantes, omniprésentes : ces lignes qu’il ne faut pas franchir, ces formes qu’il faut respecter... Je m’efforce de les submerger par un flot d’énergie pure, une sève d’espoir irriguant un chaos où la matière en mouvement est tour à tour suspendue à de fils fragiles ou devient cette vague puissante qui brise la ligne froide des règles. Ces univers du mouvement libre et de la ligne, apparemment étrangers l’un à l’autre, parviennent alors ENSEMBLE à former une composition à l’équilibre précaire, mais, il me semble, bien réel. Une solidarité inattendue et féconde : elle seule permet de conjuguer le déferlement ininterrompu du mouvement avec l’équilibre instantané, la vitalité de l’énergie avec une forme d’apaisement. Ma peinture est une louange personnelle, sincère et humble, à la liberté, à l’espoir et à l’altérité qui rendent cette harmonie possible. »
- « Daniel PIRROTTA - Peintures ! » : catalogue Galerie Olivia Ganancia Paris – BLURB Editions 2012
- « Daniel PIRROTTA – Vitale Energie ! » : catalogue Galerie Guyenne Art Gascogne – GAG Edition 2014