AINAUT Fabrice

Sculpture
Né(e) en :1982
Nationalité :France
160, avenue Carnot
91600 Savigny-sur-Orge
Tél. 01 69 96 57 62
GSM : 06 30 25 61 27
fabriceainaut@gmail.com
http://www.ainaut.com

Relief Hexagonal 02 - 2017 - Acrylique sur pvc, jonc pvc 80x70x9 (©photo Ainaut)

L’essor des nouvelles technologies a favorisé la communication planétaire et conforté
un vieux rêve commun à nombre d’artistes, suggérer le mouvement ou bien le produire.
De Tatlin à Moholy Nagy ou de Gabo à Pevsner, autrement formulé, du mouvement
simulé au mouvement réel, on en est arrivé à l’essence du phénomène optique et au
lumino-cinétisme. Tendance initié par Frank Malina et Nino Calos, qui repose sur
l’électricité comme source de dynamisme, et sur les fluctuations de la lumière,
génératrices de la diversification des harmonies.
Issu des ultimes générations venues à l’art construit, Fabrice Ainaut développe à sa
façon les avancées de cette expression physique aux multiples combinatoires, dont il a
su tirer les dispositifs et les effets les plus pénétrants, qui déroutent les codes de
perception attachés à l’inertie de l’image. D’abord passé par les instances de
l’orthodoxie géométrique dans le sillage d’Arden Quin, qui préconisait le procédé du
tableau transformable, il gagne peu à peu son autonomie, s’intéresse à l’art africain, se
passionne pour les systèmes sériels et se tourne vers le mouvement et son inscription
dans l’espace, au plus prés des innovations du monde actuel.
Les formes réglées d’Ainaut, répondent à un processus physique et mental très élaboré,
qui insuffle à ses structures un mouvement tournant, par le recours à des échappées
lumineuses intermittentes, fédératrices de ses volumes coniques, le tout obtenu à l’aide
d’un ou de plusieurs micro-moteurs. Généralement levées verticalement, parfois
courbées au milieu, de face ou de profil, accouplées ou individuelles, ses armatures
lisses en PVC, s’accompagnent souvent sur l’arête de leur surface, d’un rayon
chromatique lumineux qui aimante la rétine. D’autres fois, les armatures se dédoublent
ou s’amalgament en petits groupes, sinon se parent de reliefs triangulaires bleutés, qui
offrent au regard l’écheveau de leurs épidermes striés.
Il y a là beaucoup de rigueur architectonique dans l’articulation colorée de ces
agencements rotatoires, un exact dosage de la vitesse des miroitements, une vigilance
extrême dans le contrôle du mouvement et de la lumière directement assurés par
l’ordinateur, une subtile ingéniosité dans la synthèse des éléments, enfin, une aptitude
éclairée à faire cohabiter esprit et matière. Mais on y recense également le signes d’un
ludisme discret, une juste intuition dans la mise en place d’autant de mirages optiques,
liés à la prégnance d’un sentiment intérieur qui en transcende les mécanismes. Dans ces
périmètres, métamorphoses, transparences et ombres portées, sécrètent des
atmosphères silencieuses et feutrées, qui associent réel et virtuel. Ici, tout bouge et se
rétracte, réapparait et à nouveau s’estompe, au fil d’un va et vient maîtrisé, qui trouve
des prolongements dans l’imaginaire de chacun.
Par ailleurs, sur un registre adjacent, Ainaut propose un ensemble de photos
numériques procédant de ses pièces en trois dimensions, encloses dans des caissons
lumineux, et gouvernées par des microcontrôleurs, ou couleurs voilées et supports
effrités en apesanteur, alimentent un ballet aux infinies variations. Plus avant,
s’interpose une série de formes triangulaires mobiles peintes à l’acrylique, toujours sur
PVC, dont la charpente fuselée interstitielle, est enchâssée dans des volumes incurvés,
pendant que d’autres aménagements de mini-formes dynamiques décalées, et que d’autres
compositions revêtues de non-couleurs, sont constituées d’un agrégat de courtes
figures en triangle ou en losange, qui en cultivant la mesure du simplifié sous-tendent
que la géométrie la plus fervente, peut aussi laisser filtrer de la fantaisie.
Voilà une démarche truffée d’idées et de perspectives en phase avec notre aujourd’hui.
En somme, l’oeuvre à la fois inquiète et cohérente de Fabrice Ainaut, donne plus que des
promesses. Elle est prête pour demain.
Gérard XURIGUERA
Né en 1982 à Tarbes.
Vit et travaille à Savigny sur Orge, France.

1994-95, École supérieure d’art de Tarbes.
1996-2006, Toutenkalbas.
2005-2010, Atelier Carmelo Arden Quin.
2011 à ce jour, Atelier Julio Le Parc.

Membre du groupe Art Construit International ( A.C.I )

Représenté par la galerie La Ligne, Zurich.

Expositions personnelles:

-2018, Institut Français de Slovaquie.
-2018, Galerie La Ligne, Zurich.
-2016, Galerie 55Bellechasse, Paris.
-2010, Galerie Akié Arichi, Paris.

Expositions collectives:

-2018, A.C.I, IKKP, Kunsthaus Rehau, Allemagne.
-2017, A.C.I, Centro Cultural Mario Monreal, Valence, Espagne.
-2017, Espace Atelier-Editions Fanal, "Nouvelles Editions", Bâle, Suisse.
-2017, Galerie Roy Sfeir, "Autour de Gérard Xuriguera", Paris.
-2016, Galerie la Ligne, "Light, Space, Motion" , Zurich.
-2016, Galerie Abstract Project, "RN DATAs", Paris.
-2016, Galerie 55Bellechasse’s, Belle-Night, Miami.
-2016, A.C.I, Collège Officiel des Architectes de Grenade, Espagne.
-2015, Musée en Herbe "Tombol'Art", Paris.
-2015, Galerie à L'Ecu de France, "Couleurs et illusions", Viroflay.
-2015, Bleu, Blanc, Noir, A.C.I., Paris.
-2014, Monochromes, A.C.I., Paris.
-2014, Galerie NMariño, "Sculptures Grand et Jeunes", Paris.
-2013, Portes Ouvertes De Cachan.
-2013, Musée en Herbe "Made in light", Paris.
-2013, Galerie Grand E’terna, "Abstraction Contemporaine", Paris.
-2012, Portes Ouvertes De Cachan.
-2012, Galerie Grand E’terna, "Les artistes des Réalités Nouvelles", Paris.
-2011, Galerie NMariño, "Art Construit", Paris.
-2011, Galerie Grand E’terna, "Les artistes des Réalités Nouvelles", Paris.
-2010, Galerie NMariño, Paris.
-2010, Galerie Lavignes Bastille, Paris.
-2008, Galerie NMariño, Paris.

Foires, Salons:

-Art Basel Art Fair, Atelier-Editions Fanal, Bâle, Suisse , depuis 2017.
-Art Paris Art fair, Galerie La Ligne, Grand Palais, Paris, depuis 2017.
-Salon des Réalités Nouvelles, Paris, depuis 2011.
-ST’ART, Strasbourg, de 2014 à 2015.
-ART’UP, Lille, 2015.
-Salon Comparaisons, Grand Palais, Paris, de 2011 à 2017.

Collections Publiques :

- The Dentsu Aegis Network Collection Toronto.
- Musée international mobile MADI fondation, Budapest.