LE BAILL Thierry

Peinture
Né(e) en :1962
Nationalité :France
15, rue Duguesclin
35170 Bruz
Tél. 02 99 52 97 76
GSM : 06 16 46 34 67
lebaill@wanadoo.fr
http://www.lebaill.com

Achipelago - 2009 - Huile et mine de plomb sur toile 120x120

La peinture de Thierry Le Baill

Quand je m'approche de la peinture de Thierry Le Baill, c'est sans chercher à y reconnaître des formes. Elle se situe très loin de l'incarnation.
La falaise, la mer, et soit tout seul dans la nature, halluciné d'être venu au monde et d'y avoir un corps.
Le cri de l'être se propage, éclaté, inaudible, et l'exil s'apaise. On accepte le corps comme un vaisseau tremblant, les lèvres embrumées s'ouvrent sur un sourire d'écrin, dédié à la vie dans nos flancs reçue par l'odyssée sur la terre. L'exil expire là, juste là.
Et de cette terre qui souffre, on ne veut que le chant qui remonte à tant d'avant, ce qu'elle murmure de ce qu'elle fut revient se donner sur la toile. Sa gloire passée est là.
Que lui importent ses plaies qui suppurent, si un homme sait transformer sa nostalgie en résurrection, si les yeux de l'homme trouent le temps et la rendent à elle-même. Et l'homme reste vivant, tremblant, aussi brisé qu'elle, pour encore et encore envelopper les autres du manteau de la terre. Royale vêture.
Abstraite ? Oui et non.
Oui, je peux voir de façon abstraite, mais alors je ne suis plus au monde. C’est ainsi. Je suis là, mais silence absolu. Conscience sans pensée.
Dans d'autres circonstances, il m'est arrivé de rester des heures immobile devant une toile. Ce sont les autres et leurs impératifs qui m'en arrachent. Et aussi "figurative" soit-elle, c'est l'abstraction qui la sous-tend qui me cloue. Ainsi "l'Annonciation" de Vinci.
Je vois dans la peinture de Thierry Le Baill cette "abstraction" s'incarner dans les éléments et y prendre vie. Justement parce que sans figuration, elle n'est pas empesée par les formes. Le mouvement, le souffle peuvent s'inscrire. Les formes aussi, mais d'elles-mêmes, sans intention de les tracer.
Et je revois les premiers temps sur la terre, quand tout s'y inscrivait à l'état brut et plein.
Ce n'est pas parce que ce sont les couleurs de la terre, qui vont l'évoquer. C'est parce que l’on sent dans ses fibres cette vibration terrestre sur la toile.
Et au-delà de l'abstraction et de la vibration terrestre, il y a aussi ce silence lié au vide qu'on retrouve chez très très peu de peintres.
Avec Le Baill, on est à la fois toujours sur terre et au-delà. Un vivant paradoxe.
Une intériorité, une "descente", qui se détourne du monde pour naître à une sorte d'enfance, d'innocence, de richesse intérieure.

Cette dilatation de la lumière à partir de nœuds de noirceur, d'obscurité, c'est un thème qu'on retrouve depuis longtemps dans les toiles de Thierry Le Baill. Depuis quelque temps, elle acquière une complexité, une parole, elle parle du monde, de nous, au-delà du compréhensible. Dans le sens. Dans ce qui compte.
Comme il est beau le chaos du monde !
Et comme elles sont précieuses ces brisures d'absolu qui nous écorchent et nous éveillent !
La peinture de Le Baill, c'est le réel.
La vie qui reprend ses droits depuis le noyau dur, l'ombre des êtres. Et non pas contre elle.
Le pari de notre siècle.
La lumière qui se dilate depuis l'obscurité, au delà du bien et du mal. Et l'obscurité qui affirme sa densité, pour qu'enfin on tourne les yeux vers elle.

Le vide, le cœur, l'éther, qui se suivent chronologiquement dans sa peinture, rapidement dans le temps, cela correspond, dans cet ordre, aux degrés d'élévation spirituelle dans les centres d'énergie. Cette peinture monte, monte.
L'éther et sa pureté, sa conscience collective épurée de l'humain trop humain, le mouvement même de l'évolution au-delà de notre condition animale. L'éther nous révèle l'au-delà de notre nature, sans y entrer encore. Il est signe, il est témoin.
L'éther, comme dans un vol d'oiseaux, quand ils changent tous de direction dans un même mouvement.
Le processus vivant est à l'œuvre et inspire le peintre.
La peinture du 21ème siècle, nous y voilà !

Thierry Le Baill est un précurseur. Pas forcément dans sa manière de peindre, mais dans son inspiration. Ou plutôt il est bien en phase avec le présent, très évolutif, mais si difficile à capter. Il y faut un regard libre, sans code préalable, et sans référence au regard et au décodage de l’autre. Il faut atteindre le vide, première étape, accession à la liberté.
Beaucoup de peintures contemporaines prennent aux tripes, et semblent avoir beaucoup de force. La force "animale" est happante et écrasante, elle parle aux passions. Lui parle à l'évolution, à ceux qui sont en chemin.
Il s'y attend, mais son œuvre n'a rien pour accrocher l'égo des gens. Il l'a créée sans ego. Il est juste l'expire, le passeur.
Aucun reflet de nous-mêmes dans cette peinture. C'est un chemin de dépassement, une route tracée comme les chemins de Compostelle. Difficile de s'y engager à l'heure de l'apéro, au milieu des autres. Mais je suis certaine que d'aucuns, dans le silence d'une déambulation solitaire, en ressortiront éblouis, et le cœur heureux. Et un peu plus guéris, comme je le suis moi-même à chaque nouvelle toile. Un peu plus unifiés. Sans soupçonner un instant combien de larmes sont le prix de ce cadeau que la vie leur tend.
Cette peinture recharge en énergie… une peinture de guérisseur, qui rentre dans l'intime des êtres. Enfin, si la porte est ouverte bien sûr. Quoique....
Un grand souffle silencieux qui souffle sur chaque toile.
Le souffle de vie.

Elisabeth Rousseau, janvier 2010
Né en 1962 en Bretagne, vit et travaille près de Rennes.

« Après une adolescence passée dans la région parisienne, je découvre Arles et la lumière 100 ans après Vincent.
Depuis toujours de longs séjours en Bretagne, près de la mer, et cinq années passées à Belle-Ile de 94 à 98.
Le lien étroit entre cette nature puissante, violente, beaucoup de travail et de temps consacré à la peinture m'amèneront naturellement, après une période passée à la réalisation de paysages fauves rapidement abandonnée, vers une certaine forme d'abstraction ou « figuration de l’intérieur », qui tend aujourd’hui de plus en plus vers une manière d’ascétisme, un dénuement, un appauvrissement, presque une disparition : intervenir le moins possible.
L’importance du vide lié au geste, de l’immatériel, du retrait, une respiration aussi, une méditation proche du Zen. Tendre vers l’épurement, chercher l’évidence dans la simplicité.
Une peinture basée sur l'attente, la réflexion, la contemplation, la descente à l'intérieur de soi; la recherche d’une paix, d'une sérénité, pour soi-même et les autres. Un partage, une vie. »

Peintre autodidacte, membre fondateur en 2004 et président de l'association internationale Pintura Fresca regroupant plusieurs plasticiens, dont l’objectif principal est d'encourager le dialogue et de démontrer que l'art abstrait est prospère et demeure toujours bien vivant à l'entrée de ce nouveau millénaire.

Nombreuses expositions (Galeries : Paris (Toit de la Grande Arche, autres galeries…), Grèce, Suisse, …), collections (collections privées, musées…), publications.
Thierry Le Baill est actuellement représenté en permanence par ” Krisal Galerie” Genève Suisse, « Galerie Daniel Vignal » Toulouse, “Petalouda Art Gallery” Naxos Grèce, “Ombre et lumière” St Malo France.
Publications :
- Livre commun avec le poète Jean-Baptiste de Seynes Bazaine
- "Thierry Le Baill - Peinture abstraite" - imprimerie H. des Abbayes - juillet 2007
- Catalogue « Juillet 2006 » Europia Productions. Nov. 2006
- Catalogue « Le regard des autres » Sept. 2005
- « Et leur regard » with authors Claire Cassagne et Xavier Jardin Sept. 2005
Articles : - « Mémoires d’atelier » Luc Vancheri, professeur à « La Sorbonne, Paris » 2005
- « Quelque chose de la couleur » Luc Vancheri, professeur à « La Sorbonne, Paris » 2003
- « Figuration de l’évidence » Luc Vancheri, professeur à « La Sorbonne, Paris » 2002
Principales expositions :
2010 :
Artiste permanent : Genève : Krisal Galerie, Naxos (Grèce) : Petalouda Art Gallery, St Malo : Galerie Ombre et Lumière, Toulouse : Galerie Daniel Vignal
- Neuchâtel ( Suisse ) : Galerie du Moulin de la Tourelle, du 16.01 au 14.02
- Paris : Salon des Réalités Nouvelles, avril
- Edsvik Konsraller Stockholm (Suède, exposition de groupe avec Pintura Fresca)
- Northburga Gallery Innsbruck (Autriche, exposition de groupe avec Pintura Fresca)
2009 :
Artiste permanent : Genève : Krisal Galerie, Naxos (Grèce) : Petalouda Art Gallery, St Malo : Galerie Ombre et Lumière, Toulouse : Galerie Daniel Vignal
- West Chester (Etats-Unis) : Knauer Gallery, West Chester University (exposition de groupe avec Pintura Fresca)
- Guidel : Chapelle Notre Dame de Pitié
- Belle-île : Galerie La Coulisse, Le Palais
- Towson (Etats-Unis) : Holtzman Gallery, Towson University (exposition de groupe avec Pintura Fresca)
- St Brieuc : " Le regard des autres " Biennale armoricaine d'art vivant/contemporain
- Bruz (35) : Galerie du Grand Logis, du 20.11 au 06.12
- Toulouse : Galerie Daniel Vignal, du 28.11 au 24.12
2008 :
Artiste permanent : Genève : Krisal Galerie, Naxos (Grèce) : Petalouda Art Gallery, St Malo : Galerie Ombre et Lumière
- Dubaï (Emirats Arabes Unis) : Emaar International Painting Symposium
- Belle-île ( France ) : « Citadelle Vauban »
- Athènes (Grèce) : Artower Agora Gallery (exposition de groupe)
- San Francisco (Etats-Unis) : The California Institute of Integral Studies, exposition de groupe avec Pintura Fresca
2007 :
Artiste permanent : Krisal galerie, Genève, St Malo : Galerie «Ombre et Lumière»
- Singapour : "Out of our Minds", Artyfact Gallery, exposition de groupe avec Pintura Fresca
- Londres : Gallery 435, "Is Abstract Art Dead" exposition de groupe avec Pintura Fresca
2006 :
Artiste permanent : Carcès ( France ) : Galerie « Jas de la Rimade »
- Kenya : invite par l’ “Alliance Française” à Nairobi pour animer un atelier avec des artistes locaux + exposition
- Paris : Galerie Europia, (exposition de groupe "Juillet 2006")
- St Malo : Galerie « Ombre et Lumière »
2005 :
Artiste permanent : Carcès ( France ) : Galerie « Jas de la Rimade »
- Musée de St Brieuc ( France ) « Le regard des autres » biennale d’art contemporain
- Paris ( France ) : participation à une vente d'enchère au bénéfice de la réalisation de clips sur les droits de l'enfance en association avec l'UNICEF
2004 :
Artiste permanent : Carcès ( France ) : Galerie « Jas de la Rimade », « The Gallery », Belle-île
- Grèce : « Petalouda Art Gallery »
- Paris : Galerie « La Capitale »
- Paris : « Arslonga »
2003 :
Artiste permanent : « The Gallery », Belle-île
- Vannes : Galerie « Alizarine »
- Vire : Galerie « du théâtre du Préau »
- Rennes : « Galerie A »
- Belle-île : « Citadelle Vauban »
- Paris : Toit de la Grande Arche
2002 :
- Château de Crosville ( Manche )
- Neuchâtel ( Suisse ) : Galerie du Moulin de la Tourelle
- Ile aux Moînes : Galerie « l'âme vagabonde »
2001 :
- Belle-île : « Citadelle Vauban »
- Ile aux Moînes : Galerie « l'âme vagabonde »
1997 à 2000 : Galerie « l’âme vagabonde » Le Palais ( Morbihan)