MÜLLER Igor

Peinture
Né(e) en :1967
Nationalité :République Tchèque
Namesti c-47
37381 Kamenny Ujezd - Rép.Tchèque
Tél. 00420387998377
GSM : 00420606637255
agenturamuller@volny.cz

Sans titre - 2008 - Huile sur toile 90x90

Igor Müller
L'artiste par son besoin de s'exprimer tient à manifester son désir de communiquer qui peut apparaître comme un témoin du litige caractériel et de l'orientation existentielle du monde actuel. L'effort de réalisation avec les moyens qui lui sont donnés est de créer et de s'exprimer par la couleur. La couleur de ses toiles devient un communiqué. Dès le début de sa création il possède un centre défini avec deux polarités oscillantes ; l'abstraction et la réalité. Depuis son exposition réalisée à la Galerie Aleš de Bohême du Sud, en l'an 2000, de grands changements sont survenus et ceux qui sont demeurés ont été transformés en une nouvelle forme d'expression artistique. Chaque tableau représente une structure indépendante, fermée, dont le caractère est défini par une proportion mutuelle de relations. Il ne s'agit pas uniquement d'éléments souvent indiqués sous le nom de « formel » mais aussi de ceux qui sont cachés derrière la corrélation. Précisément selon ce point de vue se dessine visiblement une courbe évolutive constante de la création de Müller. En l'exprimant sous une autre forme les marques communes et les dénominateurs de ces tableaux sont visibles aussi bien du point de vue pictural que du point de vue contenu. Du point de vue synthèse l'auteur se présente avec des tableaux à type de graphisme défini, d'un axe organisé en libre construction dramatisant la liberté de la masse rythmique des couleurs avec l'apparition d'une relation définie des thèmes se rapprochant et s'éloignant alternativement donnant aux formes l'association de chaque artefact.

Les tableaux de ces quatre et cinq dernières années, à première vue, semblent être abstraits, respectivement avec des formes abstraites, comme un fait pictural propre. Ils sont toutefois une expression de transposition concrète des sens. Dans un certain degré ceci provoque le rappel de la théorie de Bergson sur l'expression unique naturelle de l'élan vital de la propre création est en même temps dans un autre sens un symbole visible. La présentation de son œuvre se défend envers diverses expressions symboliques et sous-entendues. Nous atteignons la propre frontière de l'objet, celle-ci est toutefois présente même dans les cas où la réduction des formes est repoussée afin de permettre une pleine délivrance de la dérive abstraite et de la liaison sensorielle. La mission principale dans ce processus revient à la couleur que Igor Müller considère comme un état le dégageant du thème propre. L'auteur est un coloriste pour lequel la couleur est une force de frappe, là où elle apparaît elle-même, une sorte de surpression de sentiments apparaît également. Personnellement je dirais même qu'à cet endroit la couleur surpasse la composition, le dessin et même « le tableau ». La forme libre des taches et du contenu de l'expression coloriée est dans une certaine proportion problématique. Les taches se libèrent pas à pas des mélanges chromatiques inexpressifs, qui apparaissent par la liaison de la marque propre des couleurs et l'induction de l'association de divers opinions. Ces derniers temps, le désir se dirige vers un raccourci de communication et de compréhension ainsi qu'une éloquence multipliée basée sur une technique de trames rondes combinées avec des éléments indépendants de marques de la nature. Les deux composants de la profondeur superficielle du tableau, se séparant et ensuite se reliant forment un frémissement à peine visible d'un espace accessible bruyant de la peinture. Il semble que l'ombre des choses traverse une réduction abstraite de paysage (paysages imaginaires) et que les indices de couleurs laissent un enregistrement de ces particularités. Les « marques » rondes colorées servent de surface de réflexion et de hublots mais avant tout, de lumières signalant la quantité et la qualité des réalités temporaires, telles qu'elles se sont conservées dans la mémoire de perception du peintre. Les structures colorées ne sont pas ici uniquement une sensation optique, leur vitalité lumineuse est l'œuvre du souffle biologique présent de la vie. L'expression de cette trame aide à une association des sens et des taches de couleurs disposées librement, leur trame (formes rondes) est cependant choisie afin de former une intégration avec le sujet réel.

Trois ans auparavant Igor Müller « solutionna » un certain problème. Comment unifier le phénomène et le système de signalisation sous une forme globale, comment transmettre l'information de la réalité en utilisant des formes de couleurs. En suivant la sublimation de l'expression artistique du peintre nous devons remonter dans le passé, concrètement en l'an 2000 avec l'apparition des « tableaux jaunes » (indiqués dans le catalogue de l'auteur comme le cycle Variation de la nature et Genèse). Leur construction est basée sur la transparence d'une seule valeur de couleur. La structure du tableau est donnée par le traitement du support, l'espace se réduit successivement en rejetant les proportions de formes. A plus que les tableaux deviennent impératifs, a plus un aspect non-décoratif culturel est apparent et une orientation spéciale intuitive mène vers une expression géométrique. Cette phase d'expression toutefois n'éloigne pas Igor Müller hors d'une certaine pression des sentiments ressentis et des réserves d'expression. Successivement l'austérité et l'ordre monochrome se libèrent et à la surface des toiles apparaît une trame ronde rythmée et un déversement de couleurs ou de taches irrégulières. Il n'y a aucune trace d'imitation de l'illusion, l'espace est formé par des échos optiques syncopaux et des signaux, comme la structure d'information et de représentation de la mission picturale. La présence (soupçonnée) du réel suffit à être située dans la source d'émotion et en contre partie désagrégée avec l'offre d'un système de trame d'expression accrue. Un solide champ pictural apparaît et même dans ce cas nous avons devant nous une peinture gestuelle active, laissant au tableau tout son charme de transmission spontanée de l'événement. Il semble que cela ne puisse pas être réalisé autrement, les compositions de Müller actualisent le moment d'enchantement des sens, ce qui serait impossible sans la participation spontanée de l'artiste.

Jusqu'à ce jour la voie de cet artiste est la voie de mémorisation des événements de la nature, dont il a préservé ses propres sentiments qu'il fait revivre. C'est également une voie artistique autonome qu'il serait possible de comparer à une porte entrouverte vers l'espace de la lumière du jour, vers une bouffée d'air frais printanier, la joie du geste pictural et la construction propre de jeu non assombri par des préludes profonds et pesants. Igor Müller apporte dans ce « courant » pictural une exaltation spontanée des sens, un attrait accentué envers une forme d'expression tenant compte de l'attachement aux traditions familiales, dont certains inconvénients peuvent facilement se transformer en avantage. Toutefois pour l'expression des sensations systématisées il prend une autre direction. La résonance sensitive des couleurs dans l'art tchèque fut de nombreuses fois une propriété positive et une source d'infranchissables barrières. Les formes picturales d'Igor Müller ont prit le risque du mouvement entre les deux extrêmes. L'essai de liaison de la charge expressive sensorielle avec l'élément optique et constructif, la création du style permettent de dire qu'il s'agit d'un effort à résoudre les charges anciennes dans une intégration de base, comme l'accorde le système de compréhension du tableau. La modification « des marques » permet d'observer une métamorphose exceptionnelle que mentionne Eliade: « le tableau véritable en tant que tel est une liaison d'expressions, non pas une seule expression ou un seul niveau référentiel. Il serait incorrect de transposer le tableau dans une terminologie concrète en le réduisant à un seul niveau référentiel et pire de le mutiler, soit le détruire, l'éliminer, en tant qu'outil de connaissance ». (Mircea Eliade, Tableaux et symboles, Brno 2004, page 14).

Si nous nous référons à la citation indiquée auparavant, au symbole néolithique lointain des cieux et de la terre, aux formes rondes et carrées, comme cela se comprenait dans la Chine ancienne, nous trouvons la possibilité de se rapprocher des sentiments, des rêves et des formes des tableaux de l'artiste qui apparurent ces deux ou trois dernières années.

D'autre part l'interprétation ne se tourne pas vers la rêverie et les archétypes, mais touche directement des formes vues, dans lesquelles on peut trouver l'accès à une psychologie complète. L'auteur dans ses compositions (des années 2004-2007) laisse apparaître un réseau d'énergie de couleurs et de lumière : semblant être une fascination. Ce sont ces « énergies » qui l'ont fasciné et ont donné l'impulsion de la réalisation propre (processus de peinture) et non le peintre seul et son processus physique de peinture. Ici se perdent les frontières de la volonté du peintre et des forces cosmiques ; comme si l'auteur et la nature résonnaient dans un seul ton. Souvent il semble que ces tableaux sont construits à partir de la couleur, libérés de la fonction de description et de la perspective et provoquent l'esprit de l'homme comme une expression autonome. La couleur est l'élément médiateur par lequel il présente ou représente sa propre réalité. Elle est la marque, le symbole, le moyen, la base de la peinture, la réalité avec lesquels le peintre a beaucoup à faire. Le résultat est une composition d'énergies colorées et lumineuses transposées sur la toile. Le phénomène nature demeure pour Igor Müller le point de relation de la création artistique et dont la propre richesse (en tant que nature) ou respectivement les nombreuses formes de la réalité apparaissent seulement dans une telle œuvre qui par son autonomie libère le regard sur le non vu. « L'art surpasse la nature – bien sûr, pour cette raison il est au-dessus de la nature parce qu'il n'est rien d'autre qu'une représentation plus vaste, développée, de la nature que la représentation de la nature dans son expression simple ». (Konrad Fiedler, Schriften zur Kunst ; page 76). Ceci voulant dire qu'à plus Igor Müller se plonge dans le phénomène de la nature a plus il éloigne le résultat du tableau de tels évènements. Il intègre dans la composition des éléments géométriques (des cercles) semblant être étrangers à la nature. Ils transmettent un ordre que la nature suit dans les propres moyens de peinture – formes et couleurs. La solution auxiliaire approuve le résultat et en même temps précise la façon de transposition artistique. Chaque toile est un cycle individuel, équilibré par l'unité de ces marques qui ne s'expriment pas par une expression spontanée mais par l'objectivité de la ressemblance de transformation en formes expressives, seulement dans la totalité significative de l'expression. Ce point de vue permet d'éclaircir le fait que chaque œuvre de réalisation ressemblante se différencie des autres et nombreuses d'entre elles ont des points communs.

Igor Müller accentue sa forme d'expression par une confrontation avisée d'éléments de qualités différentes. La matière et l'espace. L'instant et l'immuable. Le provisoire et l'éternel. Ces attributs pourraient aussi désigner ses oeuvres. L'auteur transmet au tableau, des empreintes, des tâches, un rythme coloré – il entre sans aucun préjugé esthétique à l'intérieur de son œuvre par un simple geste, par un mouvement de sa main. La personnalité de l'artiste est « refoulée » dans la position d'exécution de l'acte artistique, non pas comme un thème propre, mais comme le contenu primaire du processus de création. Il s'agit d'une propre réflexion indiquant les liens à partir desquels la structure des marques, la répartition de la composition en tant que système et puis l'homologie entre eux et la structure d'origine de l'objet forment la relation indispensable entre la marque et l'objet pour atteindre la métaphore de la relation entre l'homme et le milieu réel.

La ligne bien particulière des créations réalisées jusqu'à ce jour par Igor Müller place ses œuvres dans un monde extérieur civilisé comme un objet entre d'autres objets appartenant à ce monde. Il ne se donne pas comme devoir d'exprimer la position de l'homme dans ce monde qui pourrait être commentée par l'objet artistique pouvant exister s'il devenait sa propre déclaration. Dans le cas de la création d'Igor Müller le thème même est devenu le sujet absolu et non pas la réaction du sujet à un événement. Il ne s'arrête pas. Il est envers lui-même de plus en plus exigeant et se donne des objectifs de plus en plus difficiles. Sa création n'a pas de fluctuation, il ne change pas de style, il ne s'adapte pas. Il s'oriente vers la base essentielle, vers la substance qu'il intercepte par des phénomènes différents.

Texte Vlastimil Tetiva, historien en art






Expositions personnelles

1995 - Art Café, Týn nad Vltavou
1996 - Monastère Zlatá Koruna
1997 -Galerie Art, Český Krumlov Art Club, Týn nad Vltavou (avec J. Müller)
1999 - Galerie Spirála, Havířov (avec Martin Kuchař)
2000 - Galerie Pod kamennou žábou, České Budějovice
Monastère Zlatá Koruna (avec J. Müller)
Wortnerův dům AJG, České Budějovice (avec J. Müller)
2003 - Galerie Mas Sezimovo Ústí
2004 - Galerie Fronta, Prague (avec Vladimír Kafka)
2006 - Galerie Vernon Fine Art, Prague

Expositions collectives

1994 - Městské muzeum Strakonice (Jelenka) avec J. Kanyza et L.Hodný
1995 - 2e salon de vente aux enchères pour le compte « Bariéry »
1997 - Association des artistes de Bohême du Sud, Dublin (Irlande)
1998 - Galerie Zámeček, Příbram, avec J. Kanyza et L.Hodný
1999 - Thud, České Budějovice atelier de Petr Písařík
Atelier Kateřiny Dostálové, Olomouc avec Helena et Jiří Hlušička
1997 - 2008 Intersalon České Budějovice

Représenté dans les collections de la Galerie Aleš de Bohême du Sud de Hluboká nad Vltavou et dans des collections privées en Belgique, France, Allemagne, Autriche, USA et Suisse

Prix

2002 - Prix « Junge Kunst » à Passau
2003 - Prix de l'Union des artistes au 7e Intersalon de České Budějovice
2007 - Prix de la ville de České Budějovice au 11e Intersalon de České Budějovice
2008 - Grand prix 2008, Biennale internationale de la peinture et la sculpture, Trebišov en Slovaquie



Igor Müller
Náměstí 47
37381 Kamenný Újezd
République tchèque
Né le 17 novembre 1967 à České Budějovice
Etudes secondaires à l'Ecole des Arts appliqués de Uherské Hradiště
Tél.: +420 387998377
Mobile : +420 606 637 255
e-mail : agenturamuller@volny.cz






















































































Expositions personnelles

1995 - Art Café, Týn nad Vltavou
1996 - Monastère Zlatá Koruna
1997 -Galerie Art, Český Krumlov Art Club, Týn nad Vltavou (avec J. Müller)
1999 - Galerie Spirála, Havířov (avec Martin Kuchař)
2000 - Galerie Pod kamennou žábou,
České Budějovice
Monastère Zlatá Koruna (avec J. Müller)
Wortnerův dům AJG, České Budějovice (avec J. Müller)
2003 - Galerie Mas Sezimovo Ústí
2004 - Galerie Fronta, Prague
(avec Vladimír Kafka)
2006 – Galerie Vernon Fine Art, Prague

Expositions collectives

1994 - Městské muzeum Strakonice (Jelenka) avec Jan Kanyza et Lad.Hodný
1995 – 2e salon de vente aux enchères pour le compte « Bariéry »
1997 – Association des artistes de Bohême du Sud, Dublin (Irlande)
1998 - Galerie Zámeček, Příbram, avec Jan Kanyza et Lad.Hodný
1999 - Thud, České Budějovice atelier de Petr Písařík
Atelier Kateřiny Dostálové, Olomouc avec Helena et Jiří Hlušička
1997 – 2008 Intersalon České Budějovice

Représenté dans les collections de la Galerie Aleš de Bohême du Sud de Hluboká nad Vltavou et dans des collections privées en Belgique, France, Allemagne, Autriche, USA et Suisse

Prix

2002 – Prix « Junge Kunst » à Passau
2003 – Prix de l'Union des artistes au 7e Intersalon de České Budějovice
2007 – Prix de la ville de České Budějovice au 11e Intersalon de České Budějovice
2008 - Grand prix 2008, Biennale internationale de la peinture et la sculpture, Trebišov en Slovaquie