IZNARDO Michèle

Œuvres sur papier
Né(e) en :1957
Nationalité :France
7, route de la Reine
92100 Boulogne
GSM : 06 64 75 19 92
michele.iznardo@free.fr

Sans titre - 2010 - Fusain et huile - Ø 30

Une Présence immanente

Confrontée à la perception incertaine de ce qui l'entoure, Michèle Iznardo interroge le réel dans son interchangeabilité. Elle y décèle une image fugitive dont la ligne, seule, capturera l'enveloppe pour une déclinaison d'apparences, une succession d'échos formels qui ne sont que les pulsations d'un visible mutant. Comment les choses se révèlent au monde, revient à poser la question du sujet, de son pouvoir illusionniste face au règne de la Peinture. Un début de réponse est donné par l'épiphanie de la forme infléchie par l'imaginaire vagabond et la mémoire malléable, dans leur désir inavoué de déstabiliser toute certitude de réalité. La ressemblance que quêtait Giacometti se transpose ici en évaluant le rapport qui existe entre la profondeur et le plan. C'est à partir du va et vient de son regard, que Michèle Iznardo met en abîme l'espace. C'est lui le révélateur de la surface, celui par lequel advient la profondeur dans la lumière. En recourant aux calques, travaillés à l'huile recto verso, avant d'être marouflés sur un carton, (peint préalablement à l'huile) par superpositions fonctionnant comme des écrans, l'espace devient plus important que la chose représentée.
On le décèle d'évidence en décryptant ce coquillage posé devant une fenêtre, puis intégré dans un paysage qui l'absorbe. Ce travail de recouvrement, puis de dévoilement, est d'abord celui de la transparence. Pour être à l'unisson, sa palette rejette la couleur. Le registre des blancs, de zinc, d'argent, de titane et des noirs, gris de payne, d'ivoire, de fumée, lui permet d'interpréter une partition tantôt grave, silencieuse ou légère. Sur le champ ainsi circonscrit, la ligne d'horizon reste symbolique tout en réaffirmant son évidence dans ce duel entre l'invisible et le visible. Si la première couche posée sur le carton est gardienne du geste qui installe, sous-tendu à la mémoire pérenne, les reprises au crayon, non moins décidées, les jus dilués, les ombres montées jusqu'au noir dans leur refus d'un modelé trop réaliste, le dialogue avec les blancs, introduisent le mouvement dans la rigueur.
Toute forme contient une autre forme. Tout sujet se déplace dans l'espace. Tel le sculpteur qui enlève pour créer, Michèle Iznardo efface, blanchit et atteint ce temps suspendu, dont on ne sait s'il est vide, espace ou plan. Le coquillage se fait paysage, sa conque ourlée se confond avec le mouvement de la montagne. L'un dans l'autre, leur forme se dilate dans le champ spatial où se réfléchissent les empreintes des choses perdues et retrouvées dans la transparence lumineuse.






Lydia HARAMBOURG
Historienne Critique d'art
Février 2006
Formation, Bourses

1984 Diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris
1987 Bourse de la Ville de Paris
1988 Pensionnaire à la Casa de Velázquez, Madrid

Expositions personnelles

2011 Galerie Vivoequidem
Galerie Nabokov
2009 Galerie éditions L.Mauguin ,Paris
Galerie Vivoequidem 2, Paris
1999-2003 Galerie Dominique Vivens, Paris
1998 Bibliothèque de l’Ecole Polytechnique
1997 Maison des Arts, Châtillon
1995-1999 Galerie Mansart, Paris
1990 Galerie Argar, Almería, Espagne

Expositions Collectives (sélection)

2011 Foire d’art contemporain de Lille
2009 Galerie Nabokov, Paris
Dessins, Galerie Brûlée, Strasbourg
2008 Galerie Nabokov, Paris
Le Dessin comme trace,Galerie Vivoequidem, Paris
2007 Galerie Nabokov, Paris
Galerie Vivoequidem, Paris
2006 Evasiones y perspectivas,Institut Français de Valence, Espagne
2005 Galerie GNG, Paris
2004 Arténîm, Galerie GNG, Nîmes
2003 Galerie Cuatro, Valencia, Espagne
2002 Galerie Cuatro, Valencia, Espagne
2000 Paris Art Show, Westport, USA
1999 Galerie Mansart, Paris
1997 Un collectionneur invite : Chalendard, Clot, Iznardo, Paris
Réalités-nouvelles, Espace Eiffel-Branly, Paris
1996 Galerie Mansart, Paris
Réalités-nouvelles, Espace Eiffel-Branly, Paris
Huit peintres autour de Geer Van Velde, Le Puy en Velay
Déchirures-Linéatures, avec les poèmes d’Odile Felgine. Galerie Vivens
1993 Choix d’un amateur, Paris-Velay-Polignac, Le Puy en Velay
1989 Museo de Bellas Artes, Cordoba, Espagne
Casa de Velázquez, Madrid -Institut de France, Paris
Exposición de Artes Plasticas, Valdepeňas, Espagne
Iznardo-Oudry, Museo de Bellas Artes, Valdepeňas, Espagne
1988 Casa de Cultura, Valdepeňas, Espagne
Casa de Velázquez, Madrid-Institut de France, Paris
Salon d’Art Contemporain, Vitry sur Seine
1985 Ecole d’Architecture, Paris
1984 Beaux-Arts 84, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris
Dessin-mouvement , Galerie des Beaux-Arts, Paris


Collections Publiques

Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris
Museo de Bellas Artes. Valdepeňas, Espagne
Casa de Velázquez, Madrid, Espagne

Beaux-Arts 84, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Paris
Casa de Velázquez 1987-1989, Madrid, Espagne
Casa de Velázquez, Musée des Beaux-Arts, Cordoba, Espagne
Institut Français, Valencia, Espagne