SCHMITZ Sarah

Peinture
Né(e) en :1980
Nationalité :France
20, rue d'Hauteville
75010 Paris
GSM : 06 64 11 43 70
sarah0schmitz@gmail.com
http://www.sarah-schmitz.com

En mouvement - 2011 - Acrylique sur toile 162x130

J'ai une relation très intuitive avec la couleur.
Je me nourris des couleurs que produit la lumière à chaque instant. Comme si ma rétine était appelée, puis happée par un ensemble coloré. Ensuite, je restitue sur la toile, cette impression reçue avec un décalage dans le temps très aléatoire.
Quand aux formes, la question est plus...mentale. J'ai besoin de partir de la représentation de motifs déterminés par une réflexion portée sur la disparition, le point de vue, l'invisible et le basculement. Pourtant l'essentiel reste le signe. Le signe et la qualité de sa trace que je travaille par une attention au souffle, au rythme, et aux énergies qui me traversent quand je peints. Je cherche à tourner mon regard davantage vers l'intérieur pour traduire quelque chose de plus complet, de l'ordre du Tao.




C. P. : Comment interroger le visible tout en dévoilant l'invisible ?
S. S. : J'ai voulu traiter l'absence, et rendre cette absence la plus présente possible. Montrer un objet non pour lui-même, mais pour sa capacité d'évocation, son pouvoir de projection. Plutôt que choisis, ces objets se sont imposés à moi. Tout d'abord le motif de la chemise suspendue et frontale au cadrage serré, puis celui d'une seule chaussure vue de dessus. Plus tard, l'esquisse de vêtements flottants vue d'en bas. Dès le début, je me suis intéressée au point de vue. Les choses sont perçues de manière très différentes et donc pensées différemment, suivant d'où on choisit (ou non, d'ailleurs) de les regarder.
C. P. : Des chemises, des chaussures, des esquisses de vêtements… Pourquoi le vêtement ?
S. S. : C'est avant tout un prétexte pour travailler le pli. Les plis de la peinture, ses strates, ses couches. Et puis, sans montrer le corps, le vêtement le suggère. Il en est à la fois la trace et l'oripeau. Un « entre ». (Entre le corps - soi - et le regard - de l'autre-). Cette seconde peau en surface, visible, dévoile ce qui ne l'est pas. Elle traduit quelque chose qui est en profondeur, de l'ordre de l'impalpable, de l'intériorité, de l'être.
C.P. : Qu'est ce qui préside à votre concept en peinture ?
S. S. : Une manière d'évoquer le temps. Les choses quotidiennes sont tellement vues que notre attention se dérobe et que le regard s'absente. La peinture, couche après couche, couvre et découvre, voile et dévoile, dissimule autant qu'elle révèle. Pour moi, la peinture a un lien très fort avec le temps. Invisible, impalpable, tel un pinceau, il marque aussi bien qu'il efface. Les plis de la peau, ceux du vêtement usagé, mais aussi, à une autre échelle, ceux des paysages, des montagnes notamment, en sont les empreintes qui jour après jour, s'estompent ou se creusent, se transforment et disparaissent.
C. P. : Comment la peinture peut-elle suggérer la durée, évoquer les effets du temps ?
S. S. : La peinture est trace, la seule part visible de ce qui se passe en amont. Elle est empreinte du souffle et des tensions qui m'habitent au moment où je prends le pinceau et que je le pose sur la toile. Moment qui lui-même charrie tant d'autres instants de vie fugaces. Le temps marque, fait des plis et à la fois efface (le quotidien recouvre). La peinture pour moi est "pelures de peinture".
Née le 30 Septembre 1980 à Dakar, Sénégal
Vit et travaille à Paris.


FORMATION :
2000-2005
Etudiante à l'Ecole Supérieure des Beaux-arts de Marseille.
Obtention du DNAP, Diplôme National d'Art Plastiques en 2003.
1998-2000
Ecoles préparatoires d'Arts plastiques.
1997-1998
Obtention du baccalauréat scientifique option physique.


EXPERIENCES PROFESSIONNELLES
2006 -2008
Professeur de dessin pour enfants, adolescents et adultes dans des associations dans le XXème.
2003 - 2004
Participation à la mise en place de deux expositions, l'une aux Musée d'Art Contemporain et l'autre dans la galerie Athanor à Marseille.
Aôut /Septembre 2003
Stagiaire graphiste chez Springer&Compagnie à Levallois.
Juillet /Août 2002
Stagiaire pour des moulages chez Chine et Japon, à Marseille.


Expositions collectives :
2004
ESC Marseille, 13009 Marseille
2005
La galerie du tableau, 13009 Marseille.
2007 (Octobre)
Regard,au sein de la Fond'action Boris Vian 75018 Paris.
2007 (Novembre)
Le Salon de Novembre à la Galerie Thuiller, 75003 Paris.


Expositions personnelles :
2008
Maison du quartier du Landy, 93400 Saint-Ouen.