KO Song Hwa

Peinture
Né(e) en :1950
Nationalité :Corée du Sud
34, rue Gaston Lauriau
93100 Montreuil
Tél. 01 48 58 45 18
GSM : 06 14 91 03 50
kosonghwa@yahoo.fr

Les Ondes - 2015 - Huile sur toile 73x92

" En ce qui concerne le choix de la ligne en tant que thème principal, il s'agit pour
moi d'un souvenir d'enfance: à la maison la corde servait à attacher des objets, par exemple pour fermer des sacs ou ficeler des paquets. J'étais sans doute séduite par le mélange de tension et liberté du fil, que tour à tour on nouait et dénouait autour des objets.
C'est à partir du motif de la corde, qui j'ai commencé à m'intéresser conjointement à l'idée de tension et liberté. D'abord par la calligraphie puis la gravure.

Désormais, sans plus me soucier d'un motif, tout mon travail vise à faire coïncider et se rencontrer les deux notions de tension et de liberté: pour ce faire, je me concentre (y compris au sens littéral du mot) sur la question des gestes dans la peinture et bien entendu des jeux entre les gestes que j'effectue sur la toile et les traces qui en résultent.

Tension et liberté: Et si, au lieu des deux, c'était uniquement la "liberté" que je recherchais dans mon travail ? Je voudrais dégager le mot "libre" ; par exemple: un trait libre, une tension librement tracée ou ces mots qui reviennent régulièrement; trace, rigueur, liberté, grande ouverture, espace... "

KO. Song Hwa ( Janvier, 2003)


DIPLOMES : Maîtrise ès Beaux-Arts à l’université de Hong-Ik (Corée)
D.E.A en Arts Plastiques à l’université de Paris 1 Sorbonne (Paris)
Doctorante en arts plastiques à l’Université Paris 1 Sorbonne (Paris)
Gravure à l’atelier 17 (Paris)
Gravure à l’atelier Ville de Paris (Paris)


EXPOSITIONS PERSONNELLES
Galerie Arabe (Séoul) 1984
Centre Communication (Norden, Allemagne) 1991
FIAP J. Monet (Paris) 1992
Galerie les Lumières (Nanterre. France) 1999
Hôpital Broussais (Paris) 1999
Hôpital Pompidou (Paris) 2001
Galerie Beaux-arts (Paris) 2003
Galerie Han Ga-Ram (Séoul) 2006
Galerie Dong-Ho (Séoul) 2007
Galerie Cerestar (Séoul) 2009
Galerie Patio de l’Hôtel de Saint-Mandé (France) 2009
Galerie Raemian (Séoul) 2010
Musée Manha (Pékin, Chine) 2012
Galerie 89 (Paris) 2015


EXPOSITOINS COLLECTIVES
1989 - Le Noël des Arts à la Galerie Haute feuille (Paris)
Corée-Japon au Musée d’Ida (Japon)
1990 XXlème International d’Art de la Cote d’Azur (Cannes)
1990-1992 Nouvelle plaque au Centre Culturel Coréen (Paris)
1990-1993 Salon Réalité nouvelles au Grand Palais (Paris)
1991 VIIIème Salon du XIVème Arrt au FIAP. Premier Prix (Paris)
1993 Coréens à Paris à la Galerie Aréa (Paris)
1996 Gravures Coréennes à la Galerie Sylve (Corée, Paris)
Lauréate du Salon FIAP (Paris)
1998 Les Artistes Plasticiens Coréens au Centre Culturel Coréen (Paris)
2000 Art 10 jours à Montreuil (France)
2002 Galerie des Arts à Penne d’Agenais (France)
2003 A + B. Av Victor Hugo (Renato Nucci. Paris)
Petits Formats (Galerie Claude Dorval. Paris)
2004-2008 Réalités Nouvelles au parc de Floral (Paris)
Sonamou au Centre Culturel Coréen (Paris)
2005 Sonamou à Séoul (Corée)
2006 Frontière au Musée du Montparnasse (Paris)
2007 Frontière au Conseil Général de la Meuse (Bar-Le-Duc)
2008 Songe d’une journée d’été à la Galerie 89 (Paris)
Nocturne Rive Droite 2008 à la Galerie Grand E’Terna (Paris)
5 Artistes Coréens à la Galerie 89 (Paris)
Les Cinq Sens à l’Espace Cinq Etoiles (Paris)
2009 Festival d’arts à l’Espace Cinq Etoiles (Paris)
Paris, New York, L.A au Centre Culturel Coréen L.A (U S A)
2010 Ouverture de 2010 à la Galerie Grand E’Terna (Paris)
Multiplicité au Centre Culturel Coréen (Warszawa, Pologne)
Interreligieux Multilatéral pour la Paix à la Galerie 89 (Paris)
2011 Lorsque le geste, émerge de la peinture à l’OCDE Coréen (Paris)
Mougounghwa-Sakura à la Galerie Grand E’Terna (Paris)
2012 Festival d’arts à la Galerie Pont des Arts(Paris)
Artistes Coréens au centre d’art (Tchintao, Chine)
2013 Artmoni à la Galerie Fabrique (Ivry, France)
Sympathie à la Galerie Pont des Art
2014 Lignes dans l’Art à la Galerie 89(Paris, France)
France-Japon Co-existence et Co-prospérité interculturelles
à l’espace Bertin Poirée (Pais, France)
Sonamou à la Galerie Cité des Arts internationale (Paris, France)
2015 Sens Croisés à la Galerie Cité des Arts international (Paris, France)
2016 L’aventure du trait à la Galerie Soufflot (Paris, France)
« Song Hwa KO, un peintre de la perfection silencieuse »


L’œuvre de Song Hwa KO est portée par une personnalité artistique forte où culture orientale et culture occidentale se sont intimement mêlées pour donner un résultat solide, original et séduisant.
Je n’ai pas envisagé, ici, d’examiner la totalité du travail de Son Hwa KO. L’heure n’est pas encore venue d’un bilan de vie. Heureusement, pour l’artiste comme pour son public !
Je me contenterai de prendre en considération quelques peintures récentes. Elles sont suffisamment fortes pour évoquer clairement la personnalité de l’auteur ainsi que l’importance et la qualité de ses toiles.
Plusieurs constantes les caractérisent : elles sont de belles tailles, fréquemment de format carré, non-figuratives, souvent formées de figures géométriques, d’une palette colorée réduite, et d’une facture rigoureuse.
Rien avoir donc avec une présence ostentatoire, une esthétique baroque, un expressionnisme agressif, une facture romantique et débridée.
Au contraire, on peut parler de force silencieuse, de rigueur monacale, d’économie visuelle, d’élégance discrète, de poésie retenue. Tout spectateur le ressentira. Mais si, en outre,
il est peintre professionnel, il admirera la magnificence et la perfection très orientales d’un métier, austère, raffiné, impeccable. En un mot : parfait.

« Les ondes ». Le titre nous suggère un référent : les cercles concentriques que les enfants observent avec des cris de joie lorsqu’ils lancent un caillou dans une pièce d’eau à la surface immobile.
Les adultes, eux, songeront peut-être au disque de cire ou de vinyle, noir, brillant, avec ses sillons mystérieux qui contiennent tant de merveilles musicales.

L’amateur, se délectera sans se poser trop de questions, devant ses grands tableaux carrés noir de 150 cm de côté, résultant de la juxtaposition rigoureuse de carrés noirs plus petits, eux-mêmes totalement remplis par des portions de cercles concentriques, gravés dans la matière.
Tout est noir et tout est, aussi, lumière pour peu qu’on se déplace de quelques centimètres, vers la gauche ou vers la droite. Un effet magique en quelque sorte.
On songe alors à un autre peintre, Pierre Soulages, à ses grandes toiles noires parcourues de sillons parallèles mais différemment orientés et qui captent impitoyablement la lumière, zénithale ou latérale.
On songe aussi aux artistes de l’Op’art, tels Agam, Cruz Diez, Riley qui, lors des années soixante, travaillaient des effets graphiques et changeants impliquant, pour être perçus, que le spectateur change de place et de point de vue.
Song Hwa KO s’inscrit ainsi dans une lignée d’artistes très spécialisés, non par nostalgie mais avec la conviction du pionnier créatif.
Je n’ai parlé que d’une série de toiles choisie par goût personnel parmi tant d’autres.
J’y ai constaté une économie de moyens drastique pour un effet maximal. Un art pur, un pont subtil lancé entre l’esthétique orientale telle qu’on l’aime et une certaine esthétique occidentale qu’on admire.

Pierre Baqué,