ALVERNHE Paul

Peinture
Né(e) en :1985
Nationalité :France
Paris
p.alvernhe@gmail.com
http://paulalvernhe.tumblr.com/

PSM - 4M - série - TRI - BB1030 - 2015 - Peinture acrylique sur toile 63x70

La Peinture Sculpture Modulaire (PSM)

Le principe directeur sur lequel repose la PSM est celui qui tend à appréhender le châssis entoilé comme un objet dans l’espace, plutôt que comme un espace pictural limité.
En ce sens, l’espace qui contient l’œuvre n’est plus seulement la toile mais le mur qui la supporte.
Les modules n’ont pas de sens d’accrochage arbitraire, c’est la personne qui le place sur le mur qui le détermine. Celui-ci n’est donc pas définitif et peut évoluer.
Si chaque module est parfaitement individualisable, c’est à dire réalisé dans la perspective d’être fixé seul et constituant à ce titre une œuvre à part entière ; la PSM prend véritablement son sens lorsque plusieurs modules constituent ensemble une oeuvre plus complète.
Les séries de modules possèdent des frontières perméables ; s’il existe des thèmes par la couleurs ou le format, ceux-ci ne sont pas exclusifs.
Par ailleurs, les notions “d’oeuvre finie” ou de “série complète” sont flous et tronquées dans la mesure ou les séries n’ont pas de limites restrictives ; chacune des séries pouvant être augmenté dans le futur, sans cadre précis.
Peinture stimulante, ludique et assurémen interactive, la PSM redonne au spectateur/acquéreur une place privilégiée dans le processus de formalisation et de compréhension de l’œuvre.
Artiste autodidacte né en 1985, Paul Alvernhe est originaire de Nancy.
Aujourd’hui, il vit et travaille à Paris.

Après une licence universitaire en droit, et un master sur le marché de l’art contemporain, il poursuit ses études à La Sorbonne en histoire de l’art, et passe en dernier lieu début 2013 un diplôme de gemmologie.
Aujourd’hui, il est entrepreneur dans le secteur de la joaillerie

Pour autant il n’a jamais abandonné son intérêt premier pour l’art, et a toujours continué à parcourir les lieux dédiés. Il se souvient :

« Je suis venu à la peinture naturellement mais un peu par hasard, initialement je me dédiais au métier de commissaire priseur, mais quand j’ai commencé mes études à la Sorbonne en histoire de l’art, je me suis rendu compte que j’avais en moi un désir très fort de formaliser par la peinture des concepts esthétiques présents en moi depuis l’adolescence »

Ainsi, depuis 2008, Paul exprime ses recherches abstraites à travers différents médiums, la peinture à l’huile et acrylique d’une part, et d’autre part le dessin au feutre sur papier.
Sa peinture explore les possibilités de rencontres entre aplats de couleurs, rendus de matières et vibrations de la lumière.
Par ailleurs, selon le point de vue, ses motifs peuvent brouillet la distinction traditionnelle entre abstraction géométrique et abstraction lyrique, notamment par le biais de l’accumulation.
Enfin, depuis 2013, son champ conceptuel s’est élargit par son travail sur les séries des PSM (voir par ailleurs), ajoutant à son champs d’expression plastique uen dimension ludique et participative.

Amateur d’astrophysique, de musique classique et électronique, sa peinture est formellement inspirée mais pas intellectuellement référencée, laissant au spectateur la liberté de sa propre intérpretation. Elle évoque l’univers sensible dans lequel il évolue, vers lequel il nous invite et cherche à nous diriger.
En lien direct avec la matière, ses peintures cherchent à nous évoquer des échelles spatiales distancées. Elles se définissent avant tout comme des objets spatiaux contextualisés.
En ce sens, on peut assimiler ses compositions à des sculptures murales plutôt qu’à des peintures au sens académique du terme.

“Je suis dans un cheminement intérieur réflexif, et finalement je m’exprime de l’infiniment petit vers l’infiniment grand, j’essaye de solliciter la conscience de l’immensité complexe à laquelle nous appartenons, pour réfléchir à la place que l’Homme s’est crée selon sa propre subjectivité”

Ainsi, si un des champs d’expression classique de la peinture est de restituer le réel, ou bien une interprétation augmentée, le travail de Paul Alvernhe s’attache à formaliser des images nouvelles qui résonnent dans notre imagination, prouvant la nécéssité que la peinture à de produire parfois de l’irréalité