AUBER Brigitte

Peinture
Né(e) en :1954
Nationalité :France
20bis, rue des Treuils
33000 Bordeaux
Tél. 05 56 96 57 48
GSM : 06 07 89 64 82
brigitte.auber@free.fr

K-Bossée-2015-Cire et pigment sur bois 120x50

Mon activité artistique se compose d’un travail régulier en atelier, et de projets d’installation pour des lieux et des moments spécifiques.

À l’atelier sont réalisées des oeuvres picturales qui mettent en jeu le support et la matière, comme signes convoquant différents niveaux de perception : visuelle, tactile, olfactive, cognitive.

Ma réflexion sur le support en tant qu’espace m’amène aussi à formuler des projets de plus grandes dimensions, où l’espace devient le support de mon intervention.

Les qualités spécifiques des sites investis génèrent des spéculations poétiques qui ouvrent l’éventail des signes utilisés, intégrant notamment la lumière, le mouvement, le son...
PRINCIPALES EXPOSITIONS





EXPOSITIONS PERSONNELLES
avril 2009 : atelier Krapo, Bordeaux
2007 : une maison, une saison, Bordeaux
2006 : galerie B5, Rome (Italie)
1998 : FRAC Réunion, St Paul
1996 : galerie Médamothi, Montpellier
1994 : galerie Boeuf, Bordeaux

EXPOSITIONS COLLECTIVES
10/13 : Maison écocitoyenne, Bordeaux.
10/12 : “Faut-il vous faire un dessin ?”
Biennale Langoiran.
05/08 : Hangar en Bois, Bordeaux
2001 : French May de Hong Kong
Art fair, Barcelonne.
1999 : Hôtel du Département, Bordeaux.
1998 : Cirque d'hiver, Paris
1997 : " Jardins Faisant", Lausanne
" Scènes de jardins" Bordeaux
1996 : espace Ricard, Paris
6° forum des arts plastiques, Bordeaux.
1995 : salon de la jeune peinture, Paris
1994 : 39°salon de Montrouge
"Détours 94" Billère (64)

AQUISITIONS PUBLIQUES
1997 : Conseil Régionnal d'Aquitaine
1999 : Conseil départemental de Gironde

BOURSE
1998 : D.R. A.C.Aquitaine
Brigitte Auber, Peintures
Olivier Deshayes

Précisément situées dans la mouvance de l’art contemporain, les oeuvres de Brigitte Auber ne cessent pas d’interroger. Aux confins de la picturalité et du graphisme le plus ténu, cette création se joue de la dualité du figuratif et de l’abstrait, renvoyant le spectateur à ce qu’il faut bien nommer avec Lacan un « piège à regard ». Pris dans les rets de traces visibles – graphismes entaillés dans l’épaisseur de la matière, ou fil de plomb incrusté dans le support lui-même – nous ne pouvons qu’être secrètement interdits devant tant de violence contenue, où la figuration le dispute au silence de l’oeuvre.

Rien de moins fascinant, à cet égard, que la représentation de cette spirale – escargot à l’origine- se développant en courbes fragmentées largement ouvertes dans l’espace de la toile. « Et puis ça se déroule ! » nous livre l’artiste, qui ajoute : « je cherche à faire converser le fil de plomb avec mon propre graphisme dont il mime la fragilité, avec mon propre geste inscrit dans la couleur, jusqu’à ce que son pouvoir expressif me paraisse suffisant pour réduire tout effet extérieur à lui et travailler avec un vocabulaire minimum : fil de plomb sur fond blanc = ligne noire ; fil de plomb sur fond noir = ligne blanche. »
C’est dire si cette façon de peindre (ou en l’occurrence de dessiner) cherche à se désengluer de l’image traditionnelle à laquelle elle se rapporte toutefois, fût-ce symboliquement. Ne serait-ce que par certains thèmes (Stabat Mater) ou certaines formes (la croix, le triptyque, le polyptyque) qui disent à quel point le langage plastique de B.Auber est culturellement lesté de références iconologiques puissantes.


Peinture « sacrée », sans doute, si l’on accorde à ce terme, tous les effets de sens et d’émotion qui lui sont attachés.

Il y aurait beaucoup à dire sur « le passage de la ligne dans le champ coloré », là où justement se joue la rencontre essentielle du graphisme et de la couleur. De cette inscription du jeu des formes, réduites à leur plus simple expression dans la matérialité même de la peinture, se trame assurément tout le secret de l’oeuvre, en même temps que sa subite révélation. Car tel semble l’étrange paradoxe auquel nous confronte l’originalité de cette production picturale.

Enfin cette esthétique de la modernité ne cesse de nous surprendre, tant l’évolution du travail de l’artiste y est saisi de manière flagrante. On aura soin de remarquer toutefois que les oeuvres récentes ne trahissent nullement le travail des années précédentes mais en constituent la continuité logique. De la spirale qui se referme sur elle-même en une forme close, à la ligne déployée dans l’espace, ne formant qu’un signe pur, il y a un pas (et non des moindres) que l’artiste franchit allègrement, peut-être précisément au rythme de l’escargot, ce qu’elle revendique d’ailleurs...