TUAL Sylvie

Peinture
Né(e) en :1961
Nationalité :France
27, rue de Clignancourt
75018 Paris
Tél. 01 75 51 58 39
GSM : 07 77 30 37 15
s.tual@noos.fr
http://www.sylvietual.com

10h40. Un ange passe.Merci - 2016 - Acrylique sur toile 150x150

peintre samouraï


Mes peintures sont des bornes. Ces repères posés en temps de paix, ponctuent les territoires défrichés, les chemins parcourus et les croisements traversés le reste du temps. Ces prises de vue sont le butin de mes conquêtes.

Ces espaces cadrés retiennent et organisent ce qui est le plus précieux pour que je puisse avancer, encore. Par exemple, est visible la naissance d'une idée, un sentiment nouveau à visiter ou l'aboutissement d'une réflexion. Je me trouve face à une impasse ou à un nouveau départ. Un bout du monde. Faire demi-tour ou attendre là, une façon autre d'en sortir. La preuve par 9 me toise.

La peinture, exploratrice de mes profondeurs, remonte et dépose à la surface de la toile un sens. Une réalité joue maintenant dans de nouveaux champs colorés, à l'air libre.

Les bornes, quand elles indiquent l'endroit vers lequel je me dirige, sont des pré-méditations'. Attendre son heure. 15 jours. 3 mois. Plus encore. Pendant ce temps dort ou se déchiffre une énigme. Le temps est mon allié. Quant à moi, je reprends le chemin du combat, de la transformation, du ré-arrangement. Puis un jour, la révélation de ce que j'ai, en toute innocence posé, survient. La narration peut commencer. C'est là que je m'amuse. Tendre. Desserrer des tensions. Expérimenter. Ourler. Faire émerger. Accepter. Préciser sans jamais passer 2 fois par le même chemin...
Mais avant tout, rendre lisibles ces métaphores, naturellement.



Pour suivre, je vous propose de lire deux jolis textes assez pénétrants sur ce qui est à l’œuvre dans mon travail.

Le premier revient au critique et galeriste Alain Avila. Il est paru dans sa revue Aréa-Revue paru en 2009 suite au prix de la critique qu’il m’a décerné.

Taches et mots d’esprit

Pour autant que l’aube soit l’instant d’une transition, il est précis et complexe celui qui marque le commencement et la fin, une rupture. Qu’est-ce qu’une idée quand elle chute dans le monde des signes ? Qu’est-ce que les signes contiennent du monde des idées qui l’ont fait naître ? Pas d’ombilic, point de cordon. D’un règne à l’autre, comme celui de la nuit au jour, l’acte de peindre est une action de l’aube, c’est à dire chez Sylvie Tual, celle d’une irrémédiable décision.
Et même si cela semble des taches, même si cela est une tache, regardez au mieux pour deviner le sourire de quel animal elle porte, et si elle s’alanguit, c’est qu’il se repose ou qu’il feint. Suivez le titre, il donnera à votre regard perplexe, séduit mais trompé par le jeu des couleurs, quelques indications…

Si les pierres et les fumées parlent, si elles cachent des trésors géographiques et d’improbables zoos, on ne peut pas parler de hasard chez Sylvie Tual, du moins à l’écouter. Elle évoque une intense préparation qui crée comme un vide en elle d’où naissent ses gestes, sans désinvolture. Ils seraient aussi précis que des passes d’armes, des pas de danse, des incantations de la matière pour que naisse par le pinceau une équivalence de ce qui imprègne son esprit.
Posés, taches et signes doivent être observés : valent-ils ce qu’elle a ressenti ? Souvent Sylvie Tual les retouche d’une imperceptible manière afin que son intention secrète soit au mieux mise à nu.

Au delà de tout jeu formel, et même si ce qu’a voulu l’artiste semble indéchiffrable, ce qui s’éprouve toujours devant ses œuvres c’est la force d’une tension, celle d’une énigme. Oui, même si rien ne semble se voir, notre corps est happé, jubilant du plaisir de voir pour voir, l’œil alors éclairé.



Par Alain Avila




Je me retrouve aussi pleinement dans cet autre texte écrit par ILéana Cornéa sur mon travail à l’occasion du prix de la Critique que m’ a décerné Artension en 2011



De la Nature, elle a beaucoup appris

Tual vibre avec les courants telluriques, travaille comme le vent qui pousse les nuages, comme la pluie qui ronge le rocher.
Comme dans les arts martiaux qu’elle pratique, avant de peindre, elle se met en condition. Elle doit sentir l’élan vital dans son ventre, la sève limoneuse inondant sa mémoire dynamique. Ses tâches, en acrylique aquarellée, semblables à des lichens et à des mousses, développent des personnages, sanctuaires, animaux, et tout ce que vous voulez. L’artiste intervient ensuite en toute conscience, corrige, encercle l’image, lui donnant un sens. Parfois, je ne fais que tirer un fil téléphérique. À La  Vendangeuse, j’ai coloré ses lèvres et lui ai mis des chaussures à talon. J’ai équipé le nuage de Nettoyer la Nuit, d’un gant et d’un tuyau d’arrosage.
L’œuvre apparaît transfigurée en vignette de bande dessinée, follement surréaliste. Je me fais plaisir, dit l’artiste.

Son intention est de s’exprimer clairement, pour que tout le monde puisse la comprendre. Son attitude face à la peinture ne diffère en rien de ce qu’elle a adopté envers sa propre vie. Elle a grandi dans la campagne belliloise. Les pieds dans la gadoue, de la Nature, elle a beaucoup appris. Si jamais il m’arrivait de ne plus rien avoir, de ne plus rien désirer, je sais que je pourrai exister comme un arbre, enracinée dans la terre, à ciel ouvert.


Cette œuvre est douce et fraîche, juteuse comme un fruit mûr, fluide comme une calligraphie chinoise. Il y a de l’air, il y a du poison, il y a des moments mystiques, de la sensualité, de la poésie. Il y a de tout.


Par Iléana Cornea
EXPOSITIONS, PUBLICATIONS, SALONS ET PRIX, COLLECTIONS :


- 2015 – 2016 : « Dans ma Nuit Obscure plus aimable que l’aurore » avec Jean de la Croix.

- Février 2014 – Mars 2015 : livre gravé sur le poème d’Apollinaire « Le chant de l’honneur » : 13 gravures au carborundum tirées à l’atelier Pasnic – Paris 75020.

- Juin 2014 : Exposition autour d’une œuvre d’André Sivade « La montagne Perricade »avec les peintres Pat Andrea, Abraham Hadad, Julieth Mass-Toussaint…

- Mars - Avril 2014 : Exposition collective de dessins sur papier avec Matta, Destarac, Coppel, Decottex, Messagier… à la Galerie Routes - Paris

- 2013 : je suis en ouverture du dossier "Les Sensiblement Abstraits" : l'une des 8 tribus de peintres actuels tracées par le magazine d'Art Contemporain Artension. Texte Hervé Courtaigne. À lire dans le hors-série n° 12 d'Artension.


- 2013 : EXPOSITION PERSONNELLE "Sylvie Tual fait son Gainsborough" Galerie Routes / 53, rue de Seine - Paris – voir catalogue



- 2013 : Exposition d'une brassée de mes œuvres pour le décor du plateau T.V "Thé ou Café" - France 2 avec Marina Vlady.

- 2013 : "Salon des Réalités Nouvelles hors les murs" à Belgrade, Serbie puis Salon des Réalités Nouvelles - Paris



-2013 : 2ème édition de la Foire d’Art Actuel Art 0’CLOCK avec la Galerie Routes - Paris la Défense


- Automne 2012 : Le salon "Les Réalités Nouvelles" s'expose hors les murs : 38800 Pont de Claix - Moi aussi


- Juillet 2012 : "Carrés", exposition de groupe à la Galerie Routes - 53 rue de Seine - Paris


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Juin 2012 : Participation au dossier passionnant sur l'abstraction aujourd'hui, dans le n° 114 de la revue d'art contemporain Artension par Françoise Monnin –

- Nov 2011 : Exposition de groupe franco-coréenne sur le paysage à la Galerie 89 - Paris 75012 - catalogue

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2011 : Prix de la Critique de la revue d'art contemporain "ARTENSION". Lire l'article


- 2011 : Exposition de 15 toiles pour le décor du plateau T.V "Thé ou Café" sur France 2 avec l'invitée Danièle Thomson.


- 2010 : Parution d'un ouvrage par le Groupe Meeschaert où 2 de mes œuvres illustrent leur Collection;
Notre collaboration se poursuit heureusement


- 2009 : Exposition "féminin-Pluriel" à la Galerie Aréa en écho à l'accrochage "elles@beaubourg"


- 2009 : Prix de la critique de la revue d'art contemporain "AREA-revue" lire l'article


- 2008: Exposition personnelle à la "Chaudière"


- 2006 : Exposition personnelle au "Collectif 125" - 125 boulevard Saint-Germain Paris-75006


- 2005 : Exposition collective menée par la Fondation Florence à l’ Espace Commines - Paris 75003


- 2005 : 1ère acquisition d'une œuvre par le Groupe Meeschaert


- 2003 -2009 : Développement de mon propre atelier - exposition - vente d’œuvres



- 1998 -2014 : Salon d’art contemporain des Réalités Nouvelles où je reçois le « Prix Marin » en 2000


- 2003 : Salon Art-Paris - Carrousel du Louvre, Paris 75001


- 2003 : Exposition collective à la galerie Courant d’art (Paris 75003)


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2003 : Lauréate du concours organisé par le « Club Med » - Création d’œuvres originales pour le catalogue automne / hiver 2003 -2004 - Diffusion internationale. Entrée des œuvres dans la collection privée du groupe



- 2002 : Exposition de groupe à la galerie Courant d'art, Paris 75003



- 2001 : Exposition personnelle à la galerie Christine Colas, Paris 75003



- 2001 : Galerie d'art de l'Unesco - Je suis intégrée à leur collection, avec les peintres H. Hodgkin, Albert Irvin



- 2000 : Exposition personnelle et activité d’atelier sur place - Galerie de l'Atelier, Paris 75018


- 1999 : Je rencontre Albert Irvin et John Hoyland et collabore au groupe de travail d’artistes anglais et français.