GASH Ross

Peinture
Né(e) en :1954
Nationalité :Australie
48, rue Saint Nicolas
91940 Gometz le Châtel
GSM : 06 37 67 49 43
rg3@rossgash.com
http://www.rossgash.com

Hommage à un Aviateur Inconnu - 2017 - Acrylique & Liquitex Marker sur Lin 146x114 (©photo Ross Gash)

Mes intérêts artistiques se concentrent sur la présence humaine, la construction de labyrinthes urbains, la cartographie topographique, ainsi que les méandres architecturales. Bien que je ne classifierais pas mon travail comme appartenant à un mouvement de street art particulier, il est toutefois marqué par l'énergie et les traces que la présence humaine laisse dans les paysages. Mes peintures réintérprêtent les expériences sensorielles du paysage urbain. 
Ross Gash est venu en France pour voir les couleurs de Matisse. De l’Australie, il semble avoir apporté avec lui la magie des siennes et de son imaginaire nourri du spectacle foisonnant de la nature. Ses traits expressionnistes chapardant des jaunes et des bleus « vanghoghiens » composent un spectacle merveilleux et dense. L’infinie richesse des formes et des détails du règne végétal lui inspire un monde onirique, qu’il appelle ses « Jardins Luxuriants ».


Ses plantes extraordinaires s’accumulent entre des totems ou des troncs d’arbres blancs. Elles semblent stimulées par des essences, animées par des esprits, troublées par leur foisonnement et réveillées par leurs allés retours ; que de trajectoires, que de mouvement. On croit les entendre respirer, les plantes aussi possèdent une âme comme dans l’univers enchanté de l’artiste vosgien trop souvent oublié par les historiens d’art Jean Lurçot.


Au fil de années, son œuvre exubérante change. L’artiste attise ses rouges, et laisse respirer les verts et les noirs. Les étamines, le pollen, des formes étonnantes apparaissent évoquant le mystère qui entoure ses plantes, les secrets de leur reproduction, leur éclosion. Son trait noir et assuré serpente ou bien se fracture dans des couleurs franches et grasses.

Des spirales, des cercles, des ellipses, une multitude de formes irrégulières, des calligraphies fantasmagoriques rappelant les toiles surréalistes de Roberto Matta, les tourments de Basquiat mais surtout le tourbillon et l’énergie de la nature.


Il en prend goût, il en joue, il s’en délecte :Les rouges, les noirs, les roses, les jaunes, les verts, les violets, sont désormais posés par taches, par plages, par ravissement, par économie poétique, puis raturés. Ou bien, ils sont superposés tout en transparence, rien que pour eux-mêmes, emportés par la vitesse et au plaisir des rencontres. Ils sont traversés par des signes et par des écritures fulgurants. Des visages, des masques se confondent avec ses graphismes et avec ses végétaux.


Les couleurs acidifient leur teneur. Elles deviennent irréelles, stridentes à l’instar des teintes utilisées par les artistes du Street art. Ses œuvres se métamorphosent à nouveau. De plus en plus graphiques et signalétiques, des planimétries surprenantes remplacent la nature. Il lui arrive de suggérer de minuscules fenêtres, les formes charpentées des toits et la silhouette d’une cathédrale gothique. En multipliant ainsi les dispositions des contours il continue à encombrer les espaces construits à plats, garder le rythme et le mouvement. La ville avec ses quartiers tassés, ses rues, son cours d’eau, la ville abstraite géométrisée, poétisée, appropriée à son œil fouineur, à sa rêverie fourmille: « Mes peintures sont des scènes de théâtre qui se jouent dans un espace restreint ».