DE COUX Olivier

Sculpture
Né(e) en :1968-2018
Nationalité :France
Contact : Galerie Gimpel & Muller
Tél. 01 77 16 06 01
info@gimpel-muller.com
http://www.artatlife.be

AD 10 - 2016 - Acier Corten  94x85x118 ( )

Olivier de Coux (1968-2018)


"Exploiter les multiples possibilités offertes par une ligne qui se développe dans la contrainte d'un espace déterminé." N'est-ce pas l'expression du travail de base de l'architecte que de construire un espace, de le développer et de le structurer en donnant l'illusion de s'affranchir des contraintes des lois de la physique ? On peut y voir, aussi, un parallèle avec les travaux littéraires de Perec et des Oulipiens qui ne conquirent une liberté, apparemment sans brides, qu'au prix de la soumission spontanée à un jeu de contraintes extrêmes. On y perçoit aussi un écho lointain de la pensée augustinienne qui ne peut envisager la liberté sans l'existence de contraintes." Louis Doucet 2008 (Exposition Galerie du Haut du pavé. Paris )

« Pour être exact, je dirais que ce que je cherche existe déjà potentiellement, comme étant une émanation de contraintes. Si je considère leurs combinaisons comme une entrée, alors les sculptures qui en résultent en sont l'issue.
L’entrée de mon travail est la ligne associée à l'angle droit. Je lui annexe le carré ou le rectangle qui, par nature, possèdent des comportements distincts dans leurs évolutions. Le processus de croissance adopte un système binaire. Le plein (une section de la ligne) par exemple représenté par A, et le vide (espace qui interdit le contact) représenté par B. L’évolution de la ligne suit ce rythme précis : A·B·A·B·A… Dès lors mon travail consiste à organiser ce qui va définir la saturation de l'espace, le nombre d'articulations à employer où le volume à occuper. L'issue, c'est l'organisation parfaite de la ligne, la répartition des porte-à-faux, la cohésion de la masse et du vide interstitiel. La ligne devient une représentation du fondamental. »
Olivier de Coux 2014 (Château de Bosc)

« Je travaille sur de l'acier, explique le sculpteur. Une seule ligne qui suit son parcours : elle ne se croise jamais ; cela fait partie des contraintes. J'exploite les multiples possibilités offertes par une ligne. Je réalise mes sculptures à partir de maquettes en bois, ce qui me permet de choisir l'épaisseur de la pièce, le jeu de proportions. »

Sa passion pour la sculpture métallique arrive alors qu’il a 20 ans. Très vite, Olivier de Coux se forme auprès de sculpteurs aguerris. Il réalise ses premières créations en acier Corten, à Rennes, où il est d'abord installé. « L’acier Corten est un acier auto-patiné, dont la teinte se modifie avec le temps. Je l’utilise pour son aspect et sa résistance aux conditions atmosphériques », souligne le sculpteur. En 2010, il décide de s’installer à Legé et sculpte des pièces pouvant peser jusqu’à 800 kg.
Ses œuvres sont présentées dans les collections privées et publiques sur tout le territoire
Il est représenté par la Galerie Gimpel & Müller à Paris
Olivier de Coux est un sculpteur né à Versailles en 1968, présent dans les collections publics et privées en France (Fond National d’Art Contemporain/ Fondation Villa Datris..). En 2000, les premières œuvres abstraites sont des recherches rythmiques inspirées par l’architecture et l’œuvre de Lucio Fontana. En 2008, lors de son exposition personnelle à la galerie du Haut-Pavé à Paris, Louis Doucet critique d’art, qualifie ses œuvres d’autosimilaires. Ce sera la mise en place des bases de ce qui deviendra son langage formel.
En 2013, il rencontre les de Backker, marchands et collectionneurs passionnés qui diffusent son travail en Europe, notamment à Amsterdam, haut lieu de l’art géométrique.